[Discussion] Rédaction inclusive

Marie-Helene Larrue mlarr at ctf-fce.ca
Wed Jan 15 13:23:15 EST 2020


Pour revenir à notre discussion d’hier, j’ai lu le Petit Guide des enjeux LGBTQIA+ à l’Université recommandé par Danny et je l’ai trouvé très intéressant de par son contenu mais aussi de par sa graphie. Les auteures ont utilisé le point médian, mais aussi des néologismes. C’est le premier texte du genre que je trouve aussi convaincant, même si certaines solutions proposées me laissent encore perplexe. Mais le manque d’habitude joue certainement aussi.

Exemples tirés du texte

on n’est pas concerné·e
chez tou·te·s les étudiant·e·s
toustes les étudiant·e·s
L’idéal de la neutralité de l’enseignant·e voudrait que cellui-ci puisse
un sentiment de supériorité chez les observateurices.

… les accords de certains mots peuvent être adaptés à l’écrit et à l’oral grâce à des néologismes de
manière à intégrer les genres grammaticaux masculin et féminin :
• de nombreuxes étudiant·e·s
• un·e contributeurice informé·e
• iel est heureuxe et motivé·e

En tout cas, merci Danny!

Marie-Hélène

Marie-Hélène Larrue, trad. a./C. Tr.
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From: discussion [mailto:discussion-bounces at rte-nte.ca] On Behalf Of Danny Léger
Sent: 14 janvier 2020 12:48
To: La liste de discussion du RTE <discussion at rte-nte.ca>
Subject: Re: [Discussion] Rédaction inclusive

Bonjour,

Je crois qu'une variété de stratégies existent et qu'elles peuvent être utilisées en harmonie pour créer des textes qui se lisent bien et qui rendent compte des genres féminin et masculin, p. ex. en alternant entre l'usage des doublets, des noms épicènes, du "on", du masculin et du féminin (j'aime particulièrement intégrer un sujet féminin dans les situations hypothétiques lorsque le genre de la personne en question n'a pas d'incidence sur le sens, comme lorsqu'on parle d'un passant ou d'une passante, d'une personne à la tête d'une équipe non nommée, etc.).

Ceci dit, l'OQLF a changé son point de vue sur l'usage des doublets abrégés et recommande la parenthèse ou les crochets lorsque l'espace est insuffisant pour intégrer les doublets complets : (http://bdl.oqlf.gouv.qc.ca/bdl/gabarit_bdl.asp?id=4015#Q05)

Peut-on utiliser les doublets abrégés (informaticien(ne), agriculteur(-trice), étudiant[e]s, entraîneur[‑euse]) pour montrer que l’on parle aussi des femmes?



Étant donné que la rédaction épicène s’avère trop souvent mise de côté au profit du masculin générique par manque de place, l’Office québécois de la langue française juge que l’emploi des doublets abrégés<http://bdl.oqlf.gouv.qc.ca/bdl/gabarit_bdl.asp?id=5343> (comme dans les exemples ci-dessus) est une option acceptable dans les contextes où l’espace est restreint, par exemple dans les tableaux, les formulaires et les publications sur des plateformes de microblogage. L’emploi des doublets abrégés dans ces contextes peut ainsi favoriser la féminisation d’un plus grand nombre d’écrits.



Dans l’usage, différents procédés typographiques et signes de ponctuation servent à créer des doublets abrégés : majuscule, point médian, barre oblique, trait d’union, virgule, point, parenthèses, crochets, etc. Tous les signes, excepté les signes doubles que sont les parenthèses et les crochets, entraînent des difficultés de rédaction, de lecture ou de compréhension. Par conséquent, l’Office privilégie l’emploi des parenthèses ou des crochets dans les doublets abrégés.



Il est à noter que les textes suivis offrent suffisamment d’espace pour intégrer les doublets complets. Ces derniers donnent la même visibilité à une désignation masculine et à une désignation féminine, les deux apparaissant en toutes lettres : une employée ou un employé.


Il faut également se poser la question à savoir si la rédaction inclusive souhaite rendre compte de ceux et celles (ou plutôt "celleux" ou "ceuze") qui ne s'identifient à ni l'un ni l'autre des genres féminin et masculin. L'OQLF a une toute petite fiche au sujet de la désignation des personnes non-binaires (http://bdl.oqlf.gouv.qc.ca/bdl/gabarit_bdl.asp?id=5370), mais d'autres groupes ont proposé des recommandations à ce sujet (je pense entre au Petit guide des enjeux LGBTQIA+ à l'Université de l'UQAM, dont je joins une copie). D'après ce que je sais, ces recommandations sont encore loin d'être répandues ou de faire l'unanimité, même au sein de la communauté LGBTQ.

Il faudra déterminer à quel point votre client souhaite être inclusif!

Bon après-midi! :)

Le mar. 14 janv. 2020 à 11:10, Lucie Leblanc <lucie at amotsdecouverts.ca<mailto:lucie at amotsdecouverts.ca>> a écrit :
Bonjour,

Un de mes clients veut adopter une rédaction plus inclusive et songe à utiliser le doublet avec point médian, par exemple : les enseignants.es<http://enseignants.es>.

Ce client me demande mon avis, que je lui ai donné, mais à mon tour j’aimerais avoir une idée de ce que vous ou vos employeurs avez adopté comme stratégie de rédaction.

Utilisez-vous le terme masculin générique, le point médian, les parenthèses ou crochets, les doublets « enseignantes et enseignants », un terme collectif comme « personnel enseignant » (mais est-ce vraiment exactement la même chose, puisque peuvent faire partie du personnel enseignant des personnes qui ne sont pas enseignante?), un mélange de plusieurs stratégies, autre chose?

Merci bien!

Lucie

À mots découverts
Lucie Leblanc
Traductrice agréée (OTTIAQ)
Réviseure agréée (ACR)
Présidente du RTE<https://rte-nte.ca/fr/>
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lucie at amotsdecouverts.ca<mailto:lucie at amotsdecouverts.ca>
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Danny Léger
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